Le sarkoshow continue !

5 11 2007

 

Ce dimanche en me réveillant, j’ai allumé la TV et regardé iTélé. Il m’a fallu quelques secondes en regardant le reportage sur les prisonniers européens au Tchad pour comprendre que les journalistes et les hôtesses de l’air avaient été libérés. Au début, je n’ai pas compris comment.

Et puis, j’ai entendu le nom Sarkozy. Et là, je me suis dit que ce n’était pas possible que l’on nous refasse un coup à la Cecilia. Et bien après quelques instants de surprise, j’ai du convenir que si. Il est vrai que depuis le divorce présidentiel le président ne peut plus envoyer son émissaire personnel, en l’occurence la lumière de sa vie. Il est obligé de fiare le boulot lui-même.

 

Au-delà du côté médiatique d’un tel voyage, la manière de faire me paraît dangereuse. En effet, le Président Sarkozy a obtenu la libération des seuls journalistes et hôtesses de l’air. Mais qu’en est-il des pilotes de l’avion charter qui devait rappatrier les membres de l’association et les enfants ? Leur abandon à la justice tchadienne veut-il dire qu’ils sont tous coupables ?

 

Je m’étonne de cette façon de procéder. A mon sens, elle tient plus de l’affichage médiatique, de la volonté de jouer sur la compassion et la pitié, plutôt que sur une réflexion mûre sur tous les aspects du dossier.

 

Depuis des mois, durant la campagne et depuis l’élection, le Président Sarkozy se place sans arrêt sur le plan de la compassion. Or si l’empathie envers les victimes est légitime, elle ne doit pas faire oublier les ressorts des affaires de l’Etat.

 

Si les journalistes et les membres de l’équipage de l’avion de rapatriement ne semble pour l’instant pas impliqué dans cette malheureuse affaire, on ne comprend pas l’abandon des pilotes aux autorités tchadiennes.

 

Pour ce qui est des membres de l’association “L”Arche de Zoë”, leur degré d’implication n’est pour l’instant pas clairement définit à ce qu’il semble.

 

Mais le traité d’assistance judiciaire entre laFrance et le Tchad prévoit que la France peut demander de juger ses nationaux qui auraient commis des infractions sur le territoire tchadien. Il est donc étrange que notre président face un accord partiel. Un engagement fort aurait pu être pris envers le gouvernement tchadien concernant le sort judiciaire en France des membres de l’association. Un accord global n’aurait pas donné la désagréable sensation que le pouvoir sarkoziste voulait faire un coup médiatique supplémentaire.