Elections européennes : les débats commencent.

11 03 2009

Alors que tous les jours, les plans sociaux se multiplient, les prévisions économiques se dégradent, le gouvernement et le président de la République ont fait le choix de ne rien changer à leur politique de soutien à leurs amis actionnaires et grands patrons. Aucune mesure significative en faveur des ménages les plus fragiles n’ont été pris. Les socialistes ont fait des propositions crédibles et applicables immédiatement, vous pouvez lire le contre-plan de relance ici.

Dans ce contexte, les socialistes français sont appelés à voter pour ou contre les listes confectionnés par le Conseil National. Depuis la polémique a amplifié, notamment sur certaines candidatures. Si je partage certaines critiques sur le mode de constitution des listes, je reconnais tout de même que l’exercice tient de la quadrature du cercle.

Cependant, cette question des listes me semble secondaire face à la politique suivie par Sarkozy en France, et en Europe. Sous couvert de réformer le capitalisme financier, le président de la République cherche en réalité à protéger ses affidés et à faire perdurer un système qui a fait preuve de sa faillite.

La campagne des élections européennes doit être le moment d’un grand débat national sur le sens que les socialistes veulent donner à l’Europe. Pour cela, nous avons une base de départ avec le texte adopté par le Conseil National, vous le trouverez ici. Mais nous devons aller plus loin pour répondre aux préoccupations des Français : chômage, travail, pouvoir d’achat… Pour cela je vous invite à rejoindre l’initiative prise par des militant(e)s de toutes les motions :

plusloinplusvite





Tout va très bien…

18 08 2008

Aujourd’hui, le Premier Ministre, François Fillon, a refusé encore de voir la situation économique pour ce qu’elle est : une crise profonde voire le début d’une récession.

Alors que tous les indicateurs économiques (commerce extérieur, inflation, consommation des ménages, chômage, croissance…) sont au rouge, le gouvernement continue à considérer que la France n’a “pas besoin d’un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel”. Cet aveuglement est criminel.

Il y a un an, le président Sarkozy et son gouvernement mettait en place le “paquet fiscal” soit un cadeau de 15 milliards d’euros aux plus favorisés. Depuis, la Droite explique que cette politique est la seule à même de permettre à la France de retrouver le chemin de la croissance. Or depuis un an, la croissance économique ralentit. Or ce paquet fiscal ne permet pas de soutenir la consommation et à l’investissement. Certes, le contexte international (subprimes, prix des matières premières) est défavorable.

Mais le gouvernement et le Président de la République n’ont pas su prendre les mesures qui s’imposent : par exemple la revalorisation significative de la prime de rentrée scolaire ou mise en place effective du chèque-transport pour améliorer le pouvoir d’achat des Français.

Alors le gouvernement continue sur le thème de la chanson de Ray Ventura : “Tout va très bien  Mme la Marquise !”





Grève(s) [2]

21 11 2007

 

Hier, cela faisait une semaine que la grève des transport avait commencé. comme de nombreux Français, je m’interroge sur le timing voulu pour la négociation. En effet, alors que le gouvernement, les syndicats et le spatrons des entreprises concernées sont tombés d’accord sur la nécessité de négocations tripartites depuis le week-end. Celles-ci ne commencent que ce matin. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

Hier, comme de nombreux fonctionnaires en France, j’ai fait grève. Les motifs de la grève sont multiples : la baisse du pouvoir d’achat (pas d’accord salarial depuis 10 ans), la baisse des effectifs sans qu’un diagnostic ait été posé au préalable sur les missions du service public de l’Éducation Nationale, et puis peut être ce qui est moins quantifiable mais très important, le sentiment d’être devenu les boucs émissaires des difficultés de l’ État et de la France.

 

Dès qu’un problème se pose, une solution : critiquer l’administration et ses fonctionnaires accusés d’être des privilégiés, des fainéants et surtout d’être trop nombreux. Pour beaucoup dire que l’on est fonctionnaire est souvent devenu difficile, ou alors on le fait en s’excusant.

 

La Droite de M. Sarkozy a fait du fonctionnaire, terme générique, celui par lequel toute réforme est bloquée. Bien sûr, très rapidement, le reproche est atténué car il ne saurait s’adresser aux policiers, infirmières et enseignants qui sont admirables.

 

En réalité la généralisation est facile car elle permet de désigner un bouc émissaire facile, le fonctionnaire, alors que le statut de fonctionnaire regroupe des réalités très différentes. D’abord, il y a 3 fonctions publiques (État, Territoriale, Hospitalière). Chacune de ces fonctions publiques a des statuts particuliers. Au sein de ces fonctions publiques, les fonctionnaires sont réparties en 3 catégories : A pour ceux qui sont recrutés à Bac + 3 ou 4, B pour ceux qui le sont avec le Bac et C pour ceux quin ‘ont pas le Bac. A cela s’ajoute les hauts fonctionnaires recrutés par la voie de l’ENA ou de l’ENM (École Nationale de la Magistrature). Si a cela on ajoute les statuts particuliers régissants chaque corps de fonctionnaires, on voit que la notion de fonctionnaire est illusoire et qu’en réalité il y des fonctionnaires et non pas un fonctionnaire type.

 

Mais, il est toujours plus facile de généralisé pour stigmatiser.

 

 





Grève(s)

14 11 2007

medium_leg-greve.jpgDepuis quelques jours, c’était l’un des sujets favoris de discussion entre collègues de travail : qui vient au travail pendant la grève de la RATP et de la SNCF ? Et surtout comment ?

Aujourd’hui, la réalité est là. Et pour moi qui habite le 19ème arrondissement, cette réalitté n’est pas aussi catastrophique que celle présentée dans les médias.

Bien sûr, ce matin, j’ai dû marché 20 minutes pour aller Gare de l’Est prendre un métro (ligne 4 : 1 métro toutes les 8 minutes). D’habitude, je descends au pied de mon immeuble et je marche 100 mètres pour arriver à ma station (Riquet ligne 7). Mais pour ceux qui me connaissent, cette marche matinale a été un exercice physique indispensable.

Le problème qui se pose est de rentrer ce soir en métro. Le mois dernier, j’ai dû rentrer à pied. Cela m’a pris 1h30. j’espère échapper à la marche à pied pour rentrer. Vous me direz que je pourrais prendre un vélib. Mais outre le fait que la circulation en vélo dans Paris est déjà dangereuse en temps normal, je n’ose imaginer la situation ce soir lorsque les automobilistes seront énervés par une journée de circulation dans Paris. De plus, je dois bien avouer que faire du vélo n’est pas un plaisir pour moi. Je préfère la marche.

Au-delà de ces considérations, la grève d’aujourd’hui (et peut être des jours à venir) est en grande partie imputable à l’attitude et aux mesures prises par le gouvernement et surtout par le président de la république. En effet, lorsque l’on fait 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus privilégiés de Français, lorsque l’on triple son traitement, lorsqu’on mène une politique de revanche contre les plus fragiles, on ne peut pas prétendre agir pour tous, on ne peut pas prétendre défendre l’intérêt des salariés.

Le combat autour des régimes spéciaux dépasse ces seuls régimes de retraites. Il est pour la Droite un symbole : celui de l’affirmation du libéralisme français. 30 ans après le gouvernement Tatcher en Grande-Bretagne, Nicolas Sarkozy a décidé de faire de ce mouvement social une épreuve de force pour imposer l’idée que les privilégiés sont les salariés et non pas les rentiers.

Ce combat est d’autant plus symbolique qu’il est à la fois le point de cristallisation de nombreux mécontentements mais aussi le prélude à un mouvement plus large (étudiants, enseignants et fonctionnaires) qui porte sur la question fondamentale du pouvoir d’achat. Qu’a fait ce président qui pourtant s’était proclamé, durant la campagne présidentielle, le “président du pouvoir d’achat” : rien. En fait, je suis injuste car de “président du pouvoir d’achat” il est devenu le “président de son pouvoir d’achat”.

Certains pourraient me rétorquer que la défiscalisation des heures supplémentaires augmentera le pouvoir d’achat. En réalité cette mesure est un leurre. Pourquoi ? D’abord parce qu’il serait quand même extraordinaire de ne pas gagner plus lorsque l’on travaille plus. Mais surtout c’est un leurre car ce n’est jamais le salarié qui decide faire des heures supplémentaires mais son patron. or celui-ci ne peut proposer des heures supplémentaires que s’il en a à distribuer lorsque l’activité économique le permet.

Face à ce gouvernement et à ce président qui ne voit pas l’intérêt des plus favorisés, qui mène une politique de classe, les organisations syndicales (notamment la CGT) ont montrés leur bonne volonté en proposant des négociations tripartites (Gouvernement, Entreprises, Syndicats) par entreprises.

Il sera intéressant de voir l’attitude de ce gouvernement.