Depuis quelques jours, les journalistes se font l’écho des préparatifs du congrès socialiste. Après le lancement de son blog par Ségolène Royal, c’est au tour de bertrand Delanoë et de ses amis de publier un texte qui appel au débat.
Parallèlement à ses deux propositions qui semble différentes, mais qui en réalité sont très proches sur le plan idéologique ; d’autres préparent leurs contributions au débat. Les démarches de Ségolène Royal et de Bertrand Delanoë sont pour l’instant surtout médiatiques. Elles répondent au scénario qui à la préférence des médias. En effet, le combat entre la candidate socialiste à la Présidentielle et le maire de Paris semble alléchant pour les journalistes.
Mais ce scénario risque d’être décevant pour les militants. En effet, les différences entre les 2 prétendants à la direction du PS est grandement un affaire d’image. Or le choix qui doit être proposé aux socialistes est d’abord celui de la ligne politique des 3 ans à venir qui devra nous aider à définir nos thèmes de travail dans la perspective de la présidentielle de 2012.
Bien sûr, cette ligne politique s’incarnera dans un homme ou une femme. Nous ne devons pas refuser cette personnalisation. Mais nous devons trouver le juste équilibre entre la nécessaire personnalisation du débat politique et l’animation du travail collectif. C’est pouquoi, il me semble que nous devons rejeter tout a priori et refuser de nous baser sur les sondages pour désigner notre future direction.
Nous avons déjà fait l’expérience de la désignation de notre candidat, en l’occurrence de notre candidate, sur la foi de sondages. Nous savons maintenant que cela ne suffit pas pour gagner une élection. Faire une erreur est autoriser, persévérer dans cette erreur serait faire preuve d’aveuglement.
face à cette personnalisation et à cette médiatisation exagérée et délétère, je crois que nous devons reprendre le combat collectif pour réaffirmer une ligne de gauche. Face à une droite décomplexée, nous devons avoir une gauche fière d’elle-même, de ses valeurs de justice sociale, de générosité et d’ouverture.
Les politiques libérales ont échouées à produire des richesses pour tous. Mais le système libéral a aussi échoué à s’autocontrôler. Nous devons donc réaffirmer la nécessité de réengagement de l’État dans l’économie par le biais de la régulation, voir par des renationalisations des secteurs stratégiques et indispensables à nos sociétés (eau, énergie, transports).
Je vous invite à prendre connaissance des travaux du Think Tank “La Forge” et l’interview du Député européenn Benoît Hamon sur le site médiapart
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