Pendant ce temps dans le monde…

19 03 2008
250-250-fr-3.gifAlors qu’en France, les élections municipales et cantonales se tenaient, au Tibet les Chinois mènent une politique de répression féroce contre les manifestants tibétains qui réclament plus de liberté et la fin d’une colonisation forcenée dont le but est de rendre l’annexion du Tibet irréversible.Dans quelques mois, les Jeux Olympiques de Pékin vont s’ouvrir. On ne peut pas tolérer que cette manifestation, symbole de paix, sans que rien ne soit fait pour aider le peuple tibétain à se libérer du joug chinois.Le gouvernement français, et notamment notre ministre des affaires étrangères, minimise. Il est vrai que l’attrait du marché chinois a semble-t-il réduit la volonté présidentielle de promouvoir les Droits de l’Homme.Mais les démocraties doivent redire leur attachement viscéral à la démocratie pour laquelle la Chine n’a que du dédain. Il convient que les démocrates manifestent leur réprobation et fassent pression sur le pouvoir chinois en rejoignant la campagne internationale de boycott des JO.




Europe : un PS de nouveau divisé !

7 11 2007

Alors que le PS semblait, il y a quelques mois, vouloir tourner la page de la division au sujet du traité constitutionnel européen (TCE). Alors qu’une mission avait été confié à Benoît Hamon, membre du NPS et secrétaire national à l’Europe, pour dégager une position commune. Le bureau national (BN pour les intimes) a choisi de faire resurgir la fracture à quelques mois des élections municipales. La responsabilité prise par François Hollande et certains camarades du Parti est écrasante.

 

hamon.jpeLa position proposée par Benoît Hamon était double : la demande d’un référendum et l’appel à la non participation ou l’abstention. Le premier terme ne fait que reprendre l’engagement de socialistes et de leur candidate durant la campagne présidentielle. le secnd terme permettait de trouver une position commune, certes pas idéale, mais qui avait un sens politique. Encore une occasion perdue !

 

Benoît Hamon a fait paraître un communiqué de presse explicitant sa position de manière précise et argumentée vous pouvez la retrouver sur son blog.





Le sarkoshow continue !

5 11 2007

 

Ce dimanche en me réveillant, j’ai allumé la TV et regardé iTélé. Il m’a fallu quelques secondes en regardant le reportage sur les prisonniers européens au Tchad pour comprendre que les journalistes et les hôtesses de l’air avaient été libérés. Au début, je n’ai pas compris comment.

Et puis, j’ai entendu le nom Sarkozy. Et là, je me suis dit que ce n’était pas possible que l’on nous refasse un coup à la Cecilia. Et bien après quelques instants de surprise, j’ai du convenir que si. Il est vrai que depuis le divorce présidentiel le président ne peut plus envoyer son émissaire personnel, en l’occurence la lumière de sa vie. Il est obligé de fiare le boulot lui-même.

 

Au-delà du côté médiatique d’un tel voyage, la manière de faire me paraît dangereuse. En effet, le Président Sarkozy a obtenu la libération des seuls journalistes et hôtesses de l’air. Mais qu’en est-il des pilotes de l’avion charter qui devait rappatrier les membres de l’association et les enfants ? Leur abandon à la justice tchadienne veut-il dire qu’ils sont tous coupables ?

 

Je m’étonne de cette façon de procéder. A mon sens, elle tient plus de l’affichage médiatique, de la volonté de jouer sur la compassion et la pitié, plutôt que sur une réflexion mûre sur tous les aspects du dossier.

 

Depuis des mois, durant la campagne et depuis l’élection, le Président Sarkozy se place sans arrêt sur le plan de la compassion. Or si l’empathie envers les victimes est légitime, elle ne doit pas faire oublier les ressorts des affaires de l’Etat.

 

Si les journalistes et les membres de l’équipage de l’avion de rapatriement ne semble pour l’instant pas impliqué dans cette malheureuse affaire, on ne comprend pas l’abandon des pilotes aux autorités tchadiennes.

 

Pour ce qui est des membres de l’association “L”Arche de Zoë”, leur degré d’implication n’est pour l’instant pas clairement définit à ce qu’il semble.

 

Mais le traité d’assistance judiciaire entre laFrance et le Tchad prévoit que la France peut demander de juger ses nationaux qui auraient commis des infractions sur le territoire tchadien. Il est donc étrange que notre président face un accord partiel. Un engagement fort aurait pu être pris envers le gouvernement tchadien concernant le sort judiciaire en France des membres de l’association. Un accord global n’aurait pas donné la désagréable sensation que le pouvoir sarkoziste voulait faire un coup médiatique supplémentaire.