La semaine politique a commencé dans la nuit du samedi au dimanche par l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New-York. Le début de la semaine a commencé dans la sidération pour les Français et les socialistes. Comment le socialiste présenté dans les sondages et la presse comme le favori des élections présidentielles à venir peut-il être impliqué dans une affaire de viol.
Le malaise vient que chacun d’entre nous est partagé. Il y a d’abord l’incompréhension, le déni de certains : “pas lui, pas ça”. Des questions se font jour mais nous n’aurons les réponses que dans les semaines et les mois à venir. En même temps, chaque socialiste, au-delà des divergences idéologiques, s’est senti solidaire de Dominique Strauss-Kahn dans le souci de réaffirmer la présomption d’innocence.
A côté de tout cela, la vie du Parti continue. Depuis 2 ans, autour de Martine Aubry, les socialistes travaillent, réfléchissent, débattent pour définir un projet. Après 4 conventions thématiques, des forums, des rencontres et autres réunions, nous sommes parvenus à avoir un texte de consensus, d’unité. Jeudi soir, partout en France, c’est ce projet que les socialistes ont adopté à 95, 14 %. Mais derrière ce vote, il y a un travail minutieux. A titre d’exemple, dans ma section, chaque convention a été l’objet d’une ou deux réunions de sections, précédées de réunions des ateliers thématiques. Les militants se sont appropriés les textes et ont présentés des amendements souvent de qualité.
Le travail s’est poursuivi ce vendredi soir en convention fédéral pour ratifier le vote des adhérents et approuver les travaux de commission fédérale des résolutions qui a fait un choix dans les 200 amendements présentés dans les sections.
A titre personnel, je suis heureux d’avoir contribué en proposant un amendement au nom de ma section et qui a été repris par la fédération de Paris sur le sujet du temps de l’enfant. Cet amendement avait été dans la précédente convention sur l’égalité réelle repris par la fédération puis dans le texte national. Mais, il a semblé à la section du 19ème arrondissement important de le reprendre dans le texte du projet. Cet amendement précise notre conception de l’enfant et son éducation. Cet amendement affirme que en lien avec l’école il est primordial de reconnaitre que l’éducation des enfants est l’affaire de tous : parents, enseignants, collectivités locales ou associations d’éducation populaires, sportives culturelles… L’enfant doit être considéré dans sa globalité et non comme une juxtaposition d’individu : enfant, élève, public…
La semaine prochaine, la convention nationale du projet sera l’occasion de finaliser ce travail de 2 ans. Mais le plus difficile est devant nous : convaincre les Français que nous voulons et pouvons changer leur quotidien.






