Un an de Sarkozy par Benoît Hamon

5 05 2008




Un an !

5 05 2008

(© Le Monde, Plantu)

Toute la journée, la presse a fait le bilan d’une année de pouvoir de Nicolas Sarkozy. Une année, pendant laquelle les “réformes” se sont multipliées pour “moderniser” la France.

En fait de réformes, on a vu les cadeaux fait aux plus riches notamment avec le paquet fiscal. Pendant ce temps, les autres ont vu leur situation stagner ou même s’aggraver. La réforme des franchises médicales fait payer les malades pour les malades. L’annonce du financement du RSA (Revenu de Solidarité Active) fait supporter le coût de cette réforme sur les classes moyennes et surtout sur les plus défavorisés par le redéploiement de la prime pour l’emploi, les minima sociaux.

Les réformes de Sarkozy tendent à faire porter leurs efforts sur les salariés ou les personnes inactives au profit des catégories les plus favorisées de la population. Cette idée de la solidarité est celle de la droite la plus réactionnaire : la Droite décomplexée.

Sur le plan sociétal, et notamment les questions liées au mariage homosexuel, à l’homoparentalité ou au vote des étrangers non-communautaires aux élections locales, c’est la ligne la plus conservatrice de l’UMP qui l’a emportée. Alors que le président de la République se dit favorable, à titre personnel, au vote des étrangers non-communautaires aux élections locales, il nous annonce lors de sa dernière intervention télévisée que cette réforme ne se fera pas car il ne dispose pas sur cette question au sein des groupes parlementaires. En réalité, la promesse faite durant la campagne était un leurre.

Enfin les seules promesses tenues sont celles liées à la sécurité et à l’immigration. Nous avons vu notre pays basculer depuis un an d’un côté dans la chasse à l’étranger (avec la nécessité pour les services de police à atteindre le chiffre de 25 000 expulsions par an), en faisant de l’étranger un bouc-émissaire facile ; de l’autre côté la poursuite d’une politique sécuritaire qui tient plus de la communication politique réagissant législativement à chaud à chaque fait-divers tragique. Ce président et son gouvernement ont fait de la compassion leur seule ligne politique en matière policière et judiciaire au mépris des valeurs républicaines.




Benoît Hamon sur i-Télé

4 05 2008

Benoît Hamon était récemment l’invité de C’est vous qui le dites sur i-Télé, en voici la vidéo :




Une nouvelle déclaration de principes (suite)

26 04 2008

Il y a quelques jours, j’ai écris un petit article qui donnait à lire le projet de déclaration de principes. Aijourd’hui, je vous présente cette même déclaration de principes qui a été amendée par le bureau national.

déclaration de principes amendée

L’amendement introduit un article 14 qui déclare que le PS est “un parti féministe”.

La nouvelle déclaration de principes est proposée au vote des militants et sera définitivement adoptée par une convention nationale le 14 juin.




Leçons de la démocratie américaine par Benoît Hamon

22 04 2008

tribune publié dans Marianne

L’intérêt n’a cessé de grandir dans l’hexagone pour le résultat des élections primaires américaines. En raison d’abord du suspens ; par ses enjeux ensuite. Le choix du futur président des Etats Unis est tout sauf indifférent dans un monde plus menaçant que jamais, terrorisme, prolifération nucléaire, conflit Nord/Sud, réchauffement climatique, bio diversité, etc. Mais il y a aussi les leçons « françaises » que tireront inévitablement journalistes et responsables politiques et, plus particulièrement celles qui concernent l’avenir de la gauche hexagonale, en raison du duel Clinton/Obama.

On n’échappera évidemment pas aux parallèles grossiers qu’imagineront les esprits paresseux, ou opportunistes, pour désigner, en fonction du résultat, l’Obama français ou la Hillary tricolore. Si Barack Obama l’emporte, on trouvera mille raccourcis pour identifier dans le profil « résolument nouveau et moderne » de tel ou telle, le pedigree idéal. Peu importera que ce Obama bleu-blanc-rouge soit le produit du système ; peu importera ses véritables engagements politiques : dans une gauche en crise d’identité, une cure de jouvence politique peut faire office de remède miracle. Et comme Obama, le vrai, a le dos souple, on pourra aussi y voir le succès du candidat contre l’appareil, et ainsi justifier les stratégies de contournement du « vieux » parti socialiste.

Si Hillary Clinton l’emporte, on décrètera venu le « temps des femmes », on vantera la saga d’une femme « seule contre tous ». Dans son recentrage stratégique, on saluera et on distinguera une recette stratégique à succès. On pourra inversement exalter le succès d’une carrière blanchie sous le harnais de l’appareil démocrate et des institutions de Washington. Bref, chacun pourra trouver matière à instrumentaliser la victoire de l’une ou de l’autre, à alimenter les pages désespérément blanches du projet politique de la gauche française.

L’essentiel ? Il est ailleurs, dans la leçon qu’inflige la vieille démocratie américaine aux dirigeants politiques français pressés, au nom de la modernité, d’en finir avec les « archaïsmes. La démocratie américaine conserve, dans ses rites et traditions, une capacité à propager la culture démocratique. Admirable vieillerie que ces primaires où les candidats sont départagés selon le nombre de partisans qui s’agglutinent autour de leur banderole dans le fin fond d’un gymnase ou d’une église. Et pourtant, il ne se trouve aucun candidat défait pour contester, au terme des primaires, la légitimité démocratique du vainqueur.

Ce système permet de brasser le personnel politique comme dans aucune autre démocratie. Tous les quatre ans, le casting change. Il n’y a pas de prime au redoublement. Quel autre système propose-t-il un tel renouvellement ? Là où les élites françaises se reproduisent entre elles d’une génération à l’autre, les Etats Unis sont capables d’élire un marchand de chemises (Truman), un second rôle d’Hollywood (Reagan) et demain, peut-être, le premier leader noir d’une démocratie occidentale. Enfin, l’intérêt de cette élection tient aux thèmes qui structurent le débat politique américain. Cinq exemples :

Les restrictions au libre échange : parmi les démocrates il y a consensus sur la nécessité de maîtriser les échanges commerciaux afin de préserver l’emploi et protéger l’environnement. Hillary Clinton exige une pause dans les accords commerciaux, Obama des barrières pour protéger l’environnement. Et tous deux dénoncent l’hémorragie des emplois liés à une mondialisation mal régulée.

La protection sociale : à l’heure où les modèles sociaux européens font office d’accusé numéro un pour justifier la faiblesse de la croissance, on parle Outre Atlantique de protection de la retraite par répartition et de couverture santé pour tous !

La politique fiscale : les démocrates proposent de renouer avec la progressivité des prélèvements et de supprimer les réductions d’impôts accordées aux plus riches pour financer les nouvelles politiques fédérales. Le Logement : suite à la crise des “subprimes”, qui a provoqué l’expulsion de leurs logement des centaines de milliers de ménages surendettés, les démocrates parlent d’intervention de l’Etat pour garantir l’habitat des familles les plus exposées.

La régularisation des immigrés clandestins : les démocrates débattent ouvertement des conditions de régularisation des 12 millions de clandestins ( !)qui travaillent et habitent aux Etats Unis.

Dans un récent ouvrage, « L’Obscénité démocratique » (*), Régis Debray dénonce parmi les nouveaux « spectres » de la démocratie française, « la transparence, l’authenticité et la proximité », ces substituts au clivage droite/gauche, au débat démocratique. Ces spectres n’ont évidemment pas quitté la scène politique américaine. Mais, ici, nous courons le risque de ne retenir de l’élection américaine que le récit d’une “success story”. Notre responsabilité, à gauche, est d’affirmer que la modernité politique tient notamment dans la restauration des capacités régulatrices de la puissance publique (nationale ou continentale), dans le renforcement des protections individuelles et collectives, dans une nouvelle redistribution des richesses favorable à la protection de l’environnement, et dans des politiques ouvertes d’immigration. Voilà ce que la campagne américaine nous enseigne.

(*) Flammarion, 120 pages, 12 euros




Une nouvelle déclaration de principe.

21 04 2008

Depuis 1905, le Parti Socialiste a modifié 4 fois (1905, 1946, 1969 et 1990) déjà sa déclaration de principe. En juin prochain, nous devrons adopter une nouvelle déclaration de principe.

Aujourd’hui le projet de nouvelle déclaration de principe a été dévoilé. Vous le trouverez ci dessous, ainsi que la déclaration actuelle :

déclaration-principe-actuelle

projet de déclaration-de-principes

Le débat va maintenant s’ouvrir sur ces modifications. Mais il portera aussi sur les modifications des statuts de notre parti.

Si ce débat peut paraître aride et éloigné des préoccupations des Français. En réalité, il s’agit d’affirmer les valeurs qui conduisent notre action. Ce débat sera donc primordial pour la conception que nous avons de notre parti.




Contre la rétention de sureté

19 04 2008

Depuis le vote le 25 février 2008, la résistance contre la loi sur la rétention de sureté se poursuit. Cette loi permet de garder enfermer de manière indéfinie un condamné considéré comme dangereux. Beaucoup de juristes (magistrats, avocats…), professionnels de santé et experts sociaux se battent contre cette loi qui renverse les principes de notre système pénal.

En effet, l’un des principes de notre système est la réinsertion des condamnés. Or, ce système interdit un tel travail. Il est indéniable que certains condamnés doivent être soignés en prison pour sortir dans de bonnes conditions pour eux mais aussi pour la société. La loi Guigou avait déjà instauré les soins psychiatriques en prison mais elle n’est pas mise en oeuvre, faute de moyens.

Alors, pour faire face à l’émoi de l’opinion publique dès qu’un délinquant sexuel agresse un enfant, le président Sarkozy a décider de faire des lois nouvelles dont le populisme ne changera rien.

Pour vous faire une opinion voici le film réalisé par Thomas Lacoste Rétention de sureté, une peine infinie. Vous pouvez aussi signer la pétition en ligne contre la rétention de sureté

Chapitre I

Chapitre II

Chapitre III

Chapitre IV




Le site du NPS

17 04 2008

Dans la période de congrès qui s’est ouvert depuis quelques semaines, il est important d’avoir des informations, des points de vue et toutes les éléments qui permettent de se forger une opinion. Je vous encourage à vous référer au site du Parti Socialiste mais aussi à celui du Nouveau Parti Socialiste.

Vous y trouverez l’ensemble des textes qui fondent l’identité du NPS, les interviews télévisés ou radios des porte-paroles nationaux, le sliens vers les sites NPS en France…

Quant au congrès local au sein de la fédération de Paris ou de la section du 19ème arrondissement voici 2 sites à visiter :

- le blog du NPS 75,

- le blog du NPS du 19ème arrondissement.




Congrès : le NPS montre le bout de son nez

17 04 2008

Les grandes manoeuvres pré-congrès ont bel et bien commencé au PS. Après Ségolène Royal qui, il y a dix jours, lançait une « consultation participative » , cest au tour du Nouveau parti socialiste (NPS) de partir à loffensive. Ce courant de la gauche du parti planche actuellement sur la préparation de huit grandes réunions régionales, qui se tiendront de fin avril à juin, « où seront mises en débat les options que nous défendons », explique Benoît Hamon, leader de cette sensibilité. Le député européen l’assure : « On se met en mouvement. » Un forum devrait également être lancé sur Internet, comme la fait l’ancienne candidate à la présidentielle, avec son sIte.

Ségolène Royal-NPS, même méthode ? « Il y a une chose sur laquelle nous sommes d’accord avec elle : il faut
défendre une offre autour de laquelle les gens s’agrégeront, poursuit Benoît Hamon. Certains rentrent dans le
congrès comme dans une partie de Rubik’s Cube, en envisageant toutes les contributions possibles. Nous, nous le ferons avec une offre politique. Comme elle. » Là s’arrête la ressemblance entre les deux initiatives : « Nous, nous proposons des options, pas des questions. On ne demandera pas si le capitalisme est méchant ou si l’écologie, cest bien », résume Benoît Hamon.

Ces « options pour une gauche moderne » , rassemblées dans un « plan détaillé », visent à « préparer la France de l’après-Sarkozy en anticipant ce que sera la situation dans quatre ans, et en préparant les moyens de revenir au pouvoir dans un contexte où les inégalités auront augmenté, où la violence sera plus forte et les instruments de régulation auront été démantelés par la politique du gouvernement ». L’économiste Liêm Hoang-Ngoc et l’historien - et ancien leader de l’Unef-ID - Philippe Darriulat, planchent dores et déjà, entre autres, sur ces contributions.

Autre objectif, plus arithmétique que programmatique celui-là : mobiliser afin de désenclaver et d’élargir le «
périmètre » d’un courant qui, au moment du congrès du Mans de 2005, pesait près d’un quart des suffrages des militants. Mais qui, depuis, a vu partir plusieurs de ses dirigeants. Dont Arnaud Montebourg, puis Vincent Peillon, devenu depuis l’un des principaux soutiens de Ségolène Royal.

David Revault D’Allonnes

Libération - 17/04/08




Il est arrivé !

16 04 2008

Depuis quelques mois, le rythme de mes messages s’était ralentit. La cause : une défaillance technique. Il y a peu mon ordinateur est tombé en panne après avoir renversé, par accident, de l’eau dessus. Malgré une réparation, je n’ai jamais réussi à récupérer l’ensemble des fonctions de mon ordinateur.

Alors, il y a 3 semaines, j’ai commandé un ordinateur par internet auprès d’une firme bien connue. Je l’ai reçu hier matin. Ce qui m’a permis de passer ma soirée d’hier soir à configurer ma connexion WiFi et à télécharger l’ensemble des logiciels libres que j’utilise habituellement :

A bientôt pour de prochains messages.